Je peux comprendre la parole francophone informelle et régionale d'un bout à l'autre de l'espace (québécois affriqué, maghrébin en alternance codique, ouest-africain à prosodie substrat, créole-influencé) à débit conversationnel, sans confusion prosodique
Je peux situer chaque variété de façon fiable (gates C2-P1 affrication québécoise / C2-P5 ouest-africain·maghrébin vs parisien), l'identification étant notée séparément de la compréhension
Je peux bâtir des relatives denses et exactes sur dont (génitif) et où (temporel/abstrait) en refusant l'hypercorrection — surtout le doublement de de (c'est de lui que je parle, ✗ dont) et la fausse forme à mesure où (§39.12, anti-F-10)
Je peux contrôler le gradient de négation ne … pas / omission du ne comme choix de registre conscient, et lire l'omission comme un signal de registre — jamais comme une faute (§42.9)
Je peux apprécier la ressource stylistique d'une langue hybride ou créolisée (Glissant, Chamoiseau, Mabanckou) comme norme endogène et poétique, non comme déficit, et verbaliser ce qu'un régionalisme ou une alternance codique signale socialement (§16.9, 👁)
Je peux médier entre locuteurs de variétés différentes (§16.8) en convergeant sobrement vers le standard sans contrefaire la variété d'autrui, et désamorcer le double malentendu — prendre un trait pour une faute, ou singer ce qu'on ne possède pas (G-12)